Accueil ACTUALITÉS Hommage aux femmes de l’Ecole Hermann Gmeiner de Santo

Hommage aux femmes de l’Ecole Hermann Gmeiner de Santo

16 minutes de lecture

Parlons d’elle : Célébrons la Journée des droits des femmes

Le 8 mars est une date gravée dans l’histoire universelle : la Journée internationale des droits des femmes. Cette année, en 2025, nous choisissons de dire : “Parlons d’elle.” Parlons de ces femmes en général, mais aussi en particulier des femmes de l’École SOS Hermann Gmeiner de Santo, qui, chaque jour, changent le monde par leurs actes, leurs rêves et leurs luttes.

Parlons de celles dont la voix a marqué l’Histoire et de celles qui, dans l’ombre, bâtissent l’avenir. Parlons de leurs espoirs, de leurs blessures, de leur résilience et de leur puissance inébranlable.

Une histoire de luttes et de victoires

La Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle, réclamant des conditions de travail décentes, le droit de vote et l’égalité. Depuis lors, des avancées considérables ont été réalisées : droit de vote, accès à l’éducation, reconnaissance de l’égalité professionnelle.

Cependant, cette histoire est encore en cours d’écriture. En Haïti, cette lutte a pris des formes particulières, nourrie par un contexte socio-économique complexe et une tradition de résilience. Les femmes haïtiennes ont toujours été des piliers des combats sociaux, que ce soit lors de la révolution haïtienne avec des figures comme Sanite Bélair, ou aujourd’hui, dans les mobilisations communautaires pour l’éducation, la santé et les droits humains.

Au sein des Villages d’Enfants SOS Haïti, les femmes jouent un rôle central. Elles sont éducatrices, mères sociales, psychologues, administratrices et agents de développement communautaire. Elles portent la mission d’offrir aux enfants en situation de vulnérabilité un environnement protecteur, aimant et stable. Leur engagement est une démonstration vivante de cette lutte historique pour les droits des femmes et des enfants.

“Elle” aujourd’hui

Aujourd’hui, les femmes sont présentes dans tous les domaines : sciences, politique, entreprises, sports, éducation. En Haïti, elles sont commerçantes sur les marchés, enseignantes dans les écoles, médecins dans les hôpitaux, leaders dans les communautés.

Dans les programmes des Villages d’Enfants SOS Haïti, ces femmes sont souvent les premières à intervenir auprès des enfants. Elles sont mères sociales, ces figures maternelles qui accompagnent les enfants dans leur développement malgré les traumatismes vécus. Elles sont aussi éducatrices, guidant chaque élève dans sa quête de savoir, et facilitatrices communautaires, renforçant les liens sociaux dans les communautés environnantes.

Mais les défis persistent : violences basées sur le genre, accès limité aux ressources, inégalités économiques et sociales. Le phénomène des “madan sara”, ces commerçantes infatigables qui assurent la distribution des produits alimentaires, illustre bien la force et la détermination des femmes haïtiennes. Elles se battent quotidiennement pour survivre et faire vivre leurs familles dans un environnement souvent hostile.

Parler d’elle, c’est donc reconnaître ces obstacles et agir collectivement pour les surmonter. C’est se tenir à ses côtés, lui tendre la main, l’écouter et lui offrir des espaces où sa voix compte.

Des voix qui résonnent : témoignages et figures inspirantes

Elles sont nombreuses à avoir marqué leur époque : Simone de Beauvoir, Malala Yousafzai, Rigoberta Menchú. En Haïti, nous pensons à Yvonne Sylvain, première femme médecin du pays, ou encore à Myriam Merlet, militante féministe et pionnière dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Mais au-delà de ces figures emblématiques, il y a aussi toutes ces femmes anonymes qui, par leur courage, inspirent leur entourage.

Marie, par exemple, mère sociale depuis 15 ans à SOS Villages d’Enfants Haïti, partage :

“Élever ces enfants comme les miens est ma mission. Je leur donne l’amour et les valeurs dont ils ont besoin pour construire un avenir meilleur.”

Parlons d’elle et de toutes celles qui, comme Marie, sont des actrices essentielles du changement.

Parlons aussi de ces mères, sœurs, amies, battantes du quotidien, qui avancent sans bruit, mais avec une force intérieure extraordinaire.

Un levier pour les femmes dans les programmes SOS

Les technologies numériques offrent aujourd’hui des opportunités sans précédent pour les femmes : accès à l’information, formations en ligne, entrepreneuriat digital.

En Haïti, des initiatives locales intègrent le numérique dans l’éducation, permettant à de jeunes filles d’apprendre, de rêver et de se projeter dans des carrières autrefois inaccessibles.

Au sein du Village d’Enfants SOS Haïti, le numérique est un allié précieux. Grâce aux plans de LOCKDOWN et aux plateformes numériques, les éducatrices accèdent à des ressources pédagogiques actualisées, tandis que les jeunes filles développent des compétences essentielles pour s’intégrer dans un monde en constante évolution.

Hommage aux femmes de l’EHG-Santo et des Villages d’Enfants SOS Haïti

En cette journée spéciale, nous rendons hommage aux femmes de l’École Hermann Gmeiner de Santo et à celles des Villages d’Enfants SOS Haïti, dont la détermination et le courage sont des sources d’inspiration.

Elles sont les piliers d’une communauté forte, engagée et solidaire :

1-Désinord Rosenie

2- Thomas Judette

3- Etienne Kerline

4- Georges Marie Béthanie

5- Jn Baptiste Madrid

6- Jn Charles Marie Reine

7- Jean Islande

8- Joanis Gina

9- Pierre Jn Pierre Evanie

10- Occéus Josée Lydie

11- Marius Solange

12- Petiote Nadia

13- Toussaint Renante

14- Listra Marlène

20- Saintilmont Daniella

22- Charles Angèle

23- Cyprien Manoucheka

24- Dessins Kerline

25- Félix Jeanne

26- Ferdinand Marie Nose

27- Jn Louis Schénya Christina

28- Jean Philippe Sargine

29- Jeune Riça

30- Occelin Aline

31- Samedy Marie Darlyne

32- Sertilus Ketteline

33- Marie Landy Germain

35- Alexis Josemine Josiane

36- Almonord Maika Kizi Telfort

37- Eldimé Chelda

38- Gué Magdala

39- Innocent Sabine Clercin

40- Jn Baptiste Natacha

41- Joseph Bill Eddyth Jemima

42- Joseph Sylvestre Wideline

43- Saintélus Walgandèze

44- Siméon Ylomène

45- Thélusma Mireille Zéphir

46- Verdier Lina

47- Sénat Marie Laure

48- Méty Elange

49- Jean Baptiste Miange

52- Raymond Elizabeth

55- Erline Polo Jean Baptiste

56- Amédé Baronise

Ces noms ne sont pas de simples identités, mais des histoires de dévouement, de sacrifices et de réussites.

Derrière chaque nom, il y a un combat, une victoire, un rêve. Ces femmes sont les héritières d’une tradition de courage et de détermination qui traverse les générations.

Nous continuons de parler d’elle.

Cette journée n’est pas une simple commémoration ; c’est un appel à poursuivre les actions, à rester vigilants et engagés.

Parlons d’elle, écoutons ses histoires, soutenons ses initiatives, et ouvrons la voie à de nouvelles victoires.

Parlons d’elle, de ces éducatrices et mères sociales qui bâtissent des foyers d’amour dans les Villages SOS, de ces enseignantes qui éclairent l’avenir dans des classes parfois surchargées, de ces professionnelles qui brisent les stéréotypes avec ténacité.

Parce qu’à travers elle, c’est toute la société qui avance.

Parce que lorsque nous parlons d’elle, c’est la vie que nous célébrons, c’est l’avenir que nous construisons ensemble.

« Medam SOS yo se poto mitan. »


Discover more from Omniscient Info

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Voir plus d'articles
Voir plus d'articles par Alamy Jean-Pierre
Voir plus d'articles dans ACTUALITÉS
Les commentaires sont fermés

Voir aussi

Le système éducatif haïtien, dépassé et sous pression

J’écris ces lignes depuis une salle de classe à Port-au-Prince, entre deux réunions pédago…