- Le procès de l’évaluation
- La supervision comme pièce à conviction
Cette carte conceptuelle affiche la complexité de la supervision scolaire. Faire de la supervision c’est partir du but d’améliorer et de maintenir la qualité de l’éducation sous un fond d’accompagnement et de soutien éducatif. Ce but sera atteint dans la mise en œuvre d’un ensemble d’opérations consistant d’abord à observer les comportements des acteurs, l’environnement et les conditions d’apprentissage aux fins de les analyser et de les interpréter pour en déterminer l’écart de la pratique par rapport à la norme. C’est donc un processus de recherche qui doit faciliter la prise de décision en éducation. Cette décision doit être cohérente, c’est-à-dire aligner la pratique et les normes, les politiques éducatives. Il faut surtout prêter attention au fait que la pratique d’enseignement est sujette à des facteurs favorables et/ou nuisibles. Donc, dans le processus de vérifier la pratique par rapport aux normes, les superviseurs doivent tenir compte non seulement des savoir, savoir-faire et savoir-être, mais aussi d’un savoir-agir pour juger la pratique par rapport au référentiel. Ce qui nous amène à 5 étapes :
Figure 2 Etienne V.(2018)
Il faut donc partir toujours d’un référentiel, d’une norme établie. La politique éducative de l’Etat, les curricula doivent être suivis comme guide. Cependant, pour élaborer la politique de l’école, les dirigeants scolaires peuvent aussi consulter des prescrits d’autres pays et d’autres organismes qui interviennent dans l’éducation une fois que ces normes sont jugées conformes non seulement aux normes nationales mais aussi aux aspirations des acteurs scolaires. La deuxième étape consiste à identifier et analyser les besoins. Si les besoins ne sont pas identifiés, la supervision sera désordonnée, non agencée et non productive. La première source d’information importante qu’il faudrait collecter concerne les attentes des supervisés pour avoir une bonne participation et implication des acteurs dans le processus. Le supervisé est donc le seul à pouvoir présenter réellement ses forces et ses faiblesses. En plus, il faudrait passer au peigne fin tous les documents relatifs au contexte de la supervision pour en tirer les desiderata avant de considérer les ressources disponibles et les contraintes possible à la fois pour le supervisé et pour le superviseur.
Ce n’est qu’à partir de ces données analysées qu’un superviseur parvient à un plan de supervision efficace. Ce plan doit être un consensus entre tous les acteurs qui sont impliqués dans le processus et doit contenir des objectifs précis avec indicateurs bien insérés dans un calendrier d’activités approuvées par les autorités compétentes. L’implémentation de la supervision est un moment d’apprentissage réciproque. Le supervisé doit apprendre et améliore sa pratique ainsi que le superviseur qui devrait faire preuve d’ouverture et d’humilité pour reconnaitre qu’il est extérieur aux faits et détours vécus au quotidien par les praticiens. Notons surtout qu’entre la théorie et la pratique, il existe bien un écart auquel seul le terrain peut nous permettre d’y accéder. La communication, l’écoute active, le respect, la probité, l’humilité et le dépassement de soi sont donc des outils indispensables pour bien mener la supervision. L’intégration d’un nouveau comportement est un processus qui prend du temps et passe par plusieurs phases. Il faut évaluer les étapes antérieures incluant le superviseur lui-même, le processus et non pas seulement le supervisé. A cette évaluation bilan sert du coup l’occasion de répéter le cycle de la supervision en améliorant ce qui n’est pas réussi et en systématisant ce qui est acquis.
- Le Verdict
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