- Généralités
- Par ailleurs, l’éducation de par sa triple fonction : culturelle, sociale et économique, tient une place prépondérante dans les sociétés humaines. Elle devient une source de confrontations antagoniques sur certaines questions sensibles comme les finalités à assigner au système éducatif ou encore le financement de celui-ci.
- De Jomtien (1990) à Incheon (2015) en passant par Dakar (2000), les feuilles de route nous rassurent que ce n’est pas un problème de ressources à proprement parler qui va empêcher à un pays de faire des progrès en matière de scolarisation universelle et de formation des maitres mais plutôt une question de bonnes pratiques. Selon l’Initiative Fast Track soutenu par des organisations supranationales comme l’UNESCO et la Banque Mondiale (BM), il faut assainir les finances publiques et travailler à la stabilité politique comme conditionnalités pour avoir accès aux fonds alloués aux pays en développement.
- En Haïti, en raison de sa cherté, l’éducation de qualité devient l’apanage d’une minorité, Et on sait déjà que plus de 80% du système éducatif haïtien est dominé par les opérateurs privés sur le marché éducatif.
- Dans une étude de la Banque Mondiale, on a décelé quatre éléments de constat sur l’éducation en Haïti savoir : – presque tous les établissements sont gérés par le privé (90%) – les frais de scolarité constituent un frein pour de nombreux parents d’élève – les taux nets de scolarisation sont passés de 78% à 90% – l’exemption des frais scolaires peut aider les enfants à être dans une classe appropriée à leur âge.
- Rappelons que le budget de l’éducation, c’est une prévision qui comporte deux postes : 1- le fonctionnement (salaire du personnel enseignants et administratif, fourniture de bureau, matériels pédagogiques, cantine-cafeteria, entretien) et l’investissement (construction et équipement des infrastructures). Plus de 85% des ressources budgétaires sont consacrées au fonctionnement, en d’autres termes, au paiement des enseignants et du personnel administratif.
- Les Partenaires Techniques et financiers (PTF) sont très présents sur le terrain pour accompagner le Ministère de l’Education dans l’élaboration et la mise en œuvre des reformes éducatives ou des plans d’éducation. Ces plans d’éducation ayant de grands programmes-projets tels que l’accès des enfants à l’école, la qualité de l’enseignement, l’amélioration de l’adéquation formation-emploi pour répondre aux attentes des chefs d’entreprise ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles avec une bonne dose de statistiques pour le pilotage du système éducatif haïtien.
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Le Trésor Public est renfloué par les recettes en provenance des secteurs du primaire (élevage, agriculture, pêche), du secondaire (produit de transformation, industrie) du tertiaire (services, banque, dry cleaning, supermarché) et du quaternaire (automatisme, aéronautique, téléphonie) duquel (secteur) l’Etat prélève un quantum de taxes. Ces ressources devaient se canaliser vers les services sociaux de base comme l’éducation et la santé. La part du PIB allouée à l’éducation s’évalue à quelques 2% ou la part du budget national, 20%. Le PIB : Produit Intérieur Brut : toutes les recettes en provenance des secteurs au niveau national. Le PNB : Produit National Brut, c’est PNB= PIB + prêts + dons+ transfert de la diaspora.Qui finance l’éducation en Haïti ? A l’échelle nationale” 103 millions de gourdes alloués par l’Etat en appui à la scolarisation des enfants en milieu défavorisé dans les écoles non publiques. “
- Les pouvoirs publics à travers le trésor public
- Les parents d’élève, aidés de la diaspora qui déverse dans l’économie nationale plus de trois (3) milliards de dollars, somme faramineuse qui est destinée à l’éducation et à la consommation.
- Les relations bi et multilatérale : Haïti-USA, Haïti-France, Haïti-Canada, Haïti-Taiwan ; Haïti-OEA, Haïti-ONU.
- Les Agences d’aide comme l’UNESCO, la BID, l’UNICEF, la Banque Mondiale (BM).
- Les ONG à travers les congrégations catholiques et missions protestantes.
- Quelques compagnies de téléphonies à travers la construction d’écoles comme la DIGICEL et des connexions d’internet dans les établissements publics comme la NATCOM.
- Le Fonds National de l’Education (FNE) issu de la loi de juillet 2017 est un outil de l’Etat pour accompagner les partenaires œuvrant dans le secteur a l’atteinte de l’objectif de la scolarisation dans le cadre de subvention. Cette semaine, le Ministre de l’éducation P.J.A CADET a procédé à la remise des chèques d’un montant de quelques 103 millions de gourdes aux écoles confessionnelles et communales laïques au profit des enfants dont les parents vivent dans des poches de pauvreté.
- Et des banques comme la SOGEBANK à travers un programme de bourse mis en place pour la clientèle avant le séisme en termes de subvention à l’occasion de la rentrée scolaire : 200 bourses d’étude d’une valeur d’un million de gourdes.
- Il faut dire que selon une étude rapportée par le professeur Serge PETIT-FRERE de la Fac des Sciences Humaines, ex-ministre de l’éducation, de regrettée mémoire, les parents investissent plus de 61% dans le financement de l’éducation, les ONG 32 % et l’Etat quelques 7%.
- Eu égard aux investissements, les familles ont perçu encore l’école comme une bonne chose voire une promotion sociale en dépit de la crise de modèle scolaire pour se référer au taux de chômage s’estimant a plus de 60%. Il y a une demande sociale de l’éducation, les familles veulent non seulement une place assise pour leur progéniture mais aussi un enseignement de qualité. Pour qu’au terme de leurs études, ils puissent s’insérer sur le marché du travail. C’est en ce sens, les parents d’élève en Haïti, mesurent l’efficacité du système éducatif à l’aune des résultats aux examens officiels voire au taux d’insertion des diplômés.
- Faut-il bien se souvenir que face à la revalorisation du cout de la vie, les pouvoirs publics ont quelques cinq (5) priorités en regard de l’analyse cout-bénéfice pour ainsi dire: l’alimentation, le logement, l’éducation, la santé et le transport en commun pour parler de l’amélioration de la qualité de vie de la population à travers de grandes politiques publiques.
- Les grands financeurs : USA-Japon, France, Nouvelle Zélande.
- La distribution de l’aide bilatérale se présente comme suit : Afrique subsaharienne (30%), Asie de l’est et Pacifique (22%), Etats arabes (18%), l’Asie du sud et de l’ouest, l’Europe centrale et orientale y compris l’Amérique latine et la Caraïbe se partagent les 25% restants.
- L’Aide Publique au Développement (APD) avec quelques signes de reprise, depuis les Objectifs du Millénaire (OMD), 50 milliards sont prévus pour être en appui aux pays à économie peu développée comme Haïti. Entretemps, nombre d’évènements ont surgi dans le monde comme le problème du Moyen-Orient et la pandémie de coronavirus. Se demande-t-on, s’il n’y aura pas une reconversion de l’APD.
- Récemment, les donateurs ont promis 2.3 milliards de dollars à travers le Partenariat Mondial pour la gouvernance et l’accès à l’école dans les pays en développement comme le nôtre.
- Les couts en économie et en éducation
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